intervista robert denis

..ovvero le puttanate ufficiali propagandate dal Sistema Mediatico di IGB
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sergioloy

intervista robert denis

Messaggioda sergioloy » 3 set 2009, 13:48

Denis Robert: «Clearstream 2 sera le procès d'une époque»
PAR DENIS ROBERT (ÉCRIVAIN)
A un mois de l'ouverture du procès Clearstream 2, où il comparaîtra pour «recel d'abus de confiance», Denis Robert publie un nouveau roman qu'il présente ici («Dunk», le 3 septembre chez Julliard) et répond à nos questions. Sur les ressorts de la crise et son rôle dans l'affaire Clearstream, mais aussi sur les criminels financiers, que ce journaliste observe depuis dix ans, et leurs paradis fiscaux. Entretien

* * *

BibliObs. – Depuis le début de la crise financière, on assiste à une déferlante de déclarations de guerre aux paradis fiscaux. Qu'en pensez-vous ?

Denis Robert. – Tout le monde joue en mode «transparency». Les paradis fiscaux sont effectivement au cœur du cyclone. Gouvernements et banquiers cherchent des parades pour sortir des «bad lists» de l'OCDE. Il y aurait beaucoup à dire sur les critères et la qualité de ces listes.

BibliObs. – Par exemple ?

D. Robert. – Elles ne sont pas assez radicales. Elles sont faites sous la pression des Etats. Les critères de sélection sont discutables. Les informations fournies par les paradis fiscaux restent floues et peu vérifiables. Tout se fait dans la précipitation. Mais c'est un début. Et on voit bien que contrairement à ce qu'on nous faisait croire - souvenez-vous de Jospin qui avouait sa démission face aux puissances économiques - les politiques peuvent avoir un réel pouvoir quand ils sont acculés. On l'a vu avec Obama qui a poussé UBS à lever une partie de son secret bancaire. Et à un degré moindre avec Nicolas Sarkozy amenant Jean-Claude Junker à trouver des accords de divulgation avec le Luxembourg. C'est embryonnaire compte-tenu de l'ampleur des dégâts. Et si l'opinion et les médias ne maintiennent pas une pression, le soufflé va retomber.



BibliObs. – Et que vous a inspiré le dernier G20 ?

D. Robert. – Les annonces du G20 sont évidemment sans rapport avec la réalité des marchés financiers. Il rentre dans un simple canton suisse deux fois plus d'argent que dans les quatre pays - Costa Rica, Uruguay, Malaisie et Philippines - cités par le sommet comme étant les plus noirs de la planète ! Seulement, même si elles sont critiquées, les annonces du G20 passent. Elles participent du bruit ambiant. On est en situation de crise. Les risques de débordement et de blocage existent. Les politiques redoutent le chaos social. Ils n'ont de cesse de prendre le pouls des citoyens, de construire des messages ad hoc et la stratégie pour les faire passer. On joue la montre et l'isolement des différents lieux où des luttes pourraient dégénérer. On en revient à la maîtrise de la communication.

BibliObs. – Selon vous, le climat est à l'insurrection ?

D. Robert. – La crise financière internationale a entraîné et va encore entraîner des gens dans le chaos. Les salariés licenciés par paquet de cent, de mille, y sont. Les étudiants qui ont fait grève cette année n'en sont pas loin. Ceux qui grossissent les rangs des Don Quichotte y sont, évidemment. Les fins de mois vont être de plus en plus difficiles pour de plus en plus de gens. C'est une évidence statistique. Une autre évidence est qu'on n'a jamais été aussi près d'un ralliement entre les différentes victimes des dérives du capitalisme financier. Les manifs du printemps l'ont montré: même les syndicats avaient peur. Les gens, même malheureux, même acculés, restent lucides. L'insurrection est une idée romantique sur le papier...


BibliObs. – Depuis 1996, date à laquelle vous fédériez des juges européens autour de «L'appel de Genève» contre les paradis fiscaux, vous mettez en garde contre la circulation de cet argent invisible. Pensez-vous que la crise vous donne raison ?

D. Robert. – Je ne vais pas m'en réjouir. Une crise liée à la criminalité financière était inévitable. Nous sommes nombreux à avoir essayé d'alerter les politiques à ce propos. Bernard Bertossa, Edmondo Bruti Liberati, Gherardo Colombo, Benoît Dejemeppe, Baltasar Garzon Real, Carlos Jimenez Villarejo et Renaud Van Ruymbeke ne sont pas des naïfs, ni des utopistes. Ce sont des magistrats anticorruption qui, par cet appel, demandaient la création d'un espace judiciaire européen pour lutter contre les malversations financières.


BibliObs. – Comment expliquez-vous que des mesures aient tant de mal à se mettre en place ?

D. Robert. – Il y a un problème d'information. Plus le public sera informé sur ce qu'on peut appeler «les circuits de l'argent invisible», plus la pression se fera sur les politiques et donc sur les banquiers. Les politiques ont laissé les banquiers s'auto-contrôler depuis tant d'années. J'avais posé la question en 2002 à Jean-Claude Trichet alors gouverneur de la Banque de France du contrôle exercé sur les filiales des banques françaises à Vanuatu ou à Caïman. M'inspirant des listings de comptes de Clearstream, je lui avais livré des faits précis. Il avait répondu que ces filiales de banques françaises dépendaient des autorités judiciaires des pays en question. Le patron de la COB avait confirmé. L'hypocrisie du système est résumée dans ces réponses. Aujourd'hui elles ne pourraient plus passer. Donc, la situation évolue positivement. La crise financière internationale fait que le citoyen se sent en droit de demander des comptes à ceux qui ont profité d'un système et entraîné des catastrophes financières et humaines pour des millions d'individus.

BibliObs. – Qu'est-ce qui pourrait évoluer, concrètement ?

D. Robert. – Par exemple, le rôle des chambres de compensation internationales dans la régulation des marchés financiers. D'ailleurs Barack Obama est en train de créer une chambre de compensation internationale pour les banques américaines qui va concurrencer les deux chambres de compensation européennes existantes : Clearstream et Euroclear. Ces deux multinationales ont le monopole du marché obligataire. Elles sont présentes sur toute la planète et dans tous les paradis fiscaux. Elles voient passer chaque année près de 150 trillions d'euros (150 000 000 000 000 000 000 €). Contrôler les flux de ces monstres financiers permet d'avoir un contrôle sur l'évasion fiscale.

«On a fourgué des emprunts toxiques aux plus pauvres»
BibliObs. – Qui pourrait lancer une telle initiative en Europe ?


D. Robert. – Le Parlement européen en commençant par voter une commission d'enquête.


BibliObs. – Dit comme ça, ça paraît simple...

D. Robert. – Je me souviens de la remarque d'un responsable de l'Olaf (Organisme de lutte anti-fraude lié à la Commission de Bruxelles), Sylvain Lecou, que nous avions interviewé en 1997 pour «Journal intime des affaires en cours» : «Votre appel est une belle idée sur le papier mais dans les faits c'est impossible. Il nous faut contacter les chancelleries de chaque pays.» Sur la question judiciaire, les politiques - même les plus européens - sont souverainistes. Ils restent cadenassés dans cette idée que la justice doit d'abord être le fait d'une nation. La crise financière pourrait débloquer cette situation. Le crime financier est sans frontières. Plus il y a de règles protégeant les Etats, plus il y a de frontières, plus le crime financier prospère. Plus les Etats adoptent des règles communes, plus ils affichent une volonté politique forte de lutte contre ce crime financier, moins il prospère...


BibliObs. – Etablissez-vous un lien direct entre la crise et la criminalité financière ?


D. Robert. – Les subprimes dont on dit qu'ils sont à l'origine de la crise sont - au départ - un crime financier. Le livre de Richard Bitner, «Confessions of a Subprime Lender: An Insider's Tale of Greed, Fraud, and Ignorance» (chez Wiley-Blackwell) a été best-seller aux USA en début d'année. C'est le témoignage d'un «lender» (prêteur) repenti. Il raconte de l'intérieur comment il prêtait de l'argent en se moquant de savoir si l'emprunteur pouvait le rembourser. Son job, à l'instar d'un Madoff, consistait à faire payer par d'autres le produit d'un vol.

BibliObs. – Comment ça, un vol ?

D. Robert. – Certaines banques font passer pour un service (prendre votre argent, le transformer en compte bancaire...) ce qui devrait être un devoir. Ces banques ont inventé un business : le commerce de notre argent. Il fonctionne sur des promesses et la gestion du temps. C'est un univers très complexe si on le prend par petits bouts, mais simple à comprendre si on prend du recul. Les banquiers vendent en chaîne des promesses de remboursements. Qu'on appelle ça «obligation», «warrant» ou «hedge funds», cela participe du même esprit de spéculation. Plus ces banquiers vendent, plus ils s'enrichissent. Ils mettent en place un casino virtuel où ils sont les seuls joueurs à ne pas perdre.

Dans la mesure où les systèmes de contrôle n'ont plus fonctionné, où le libéralisme s'est laissé gagner par la tricherie, le jeu s'est vicié. Les subprimes en sont la dernière preuve visible. On a fourgué des emprunts toxiques aux plus pauvres. Richard Bitner, le prêteur» repenti, explique comment tout le monde savait, dans le milieu bancaire, à quel point son job était au départ illégal. Mais vu l'ampleur du phénomène et l'absence de contre-pouvoir, la vente d'emprunts, dont on savait qu'ils ne seraient pas remboursés, est devenu légale.


BibliObs. – Où est le vol ?

D. Robert. – Les plus pauvres en bas de la chaîne ont été volés. Leurs maisons ont été volées. Mais comme chacun - chaque lender, chaque chef de lender - avait une vision parcellaire de son histoire et comme leur arnaque arrangeait la hiérarchie, le vol a perduré et pris cette ampleur cataclysmique. Les boursicoteurs ont ensuite été volés. Puis les contribuables puisque, en définitive, ce sont les Etats qui ont renfloué les caisses des banques.

«Des masses financières immenses sont entre de moins en moins de mains»
BibliObs. – D'ailleurs les banques semblent s'en sortir, non ?


D. Robert. – Il est possible qu'on soit en sortie de crise. Ce n'est pas sûr. On voit aujourd'hui un double mouvement. D'abord, les Etats, qui paient très cher les erreurs des banquiers. Ensuite, ces mêmes banquiers qui jouent à créer des groupes de plus en plus gros. En France, on voit BNP racheter Fortis ou les Caisses d'Epargne épouser les Banques Populaires. En Europe et aux Etats-Unis, c'est la même chose. Des masses financières immenses sont entre de moins en moins de mains. Qui nous dit que ces concentrations, ce gigantisme, soient la meilleure réponse à la crise ?

BibliObs. – Mais les banquiers sont-ils seuls en cause ?

D. Robert. – Ils ont su utiliser et corrompre au fil des ans toute une chaîne d'acteurs respectés. Les sociétés de notation, les auditeurs, les commissaires aux comptes ont fermé les yeux. Les politiques aussi. Cette accumulation de renoncements a produit les effets visibles aujourd'hui. Le problème est politique avant d'être judiciaire. Les subprimes sont le signe d'un mal endémique qui couve depuis longtemps. Il a fallu une catastrophe pour un peu ouvrir les yeux. Les avantages acquis par les criminels financiers et leurs complices puis les complices des complices sont tels qu'il est très difficile de changer les règles du jeu.

BibliObs. – Quel regard portez-vous sur les «Big Four» ?

D. Robert. – Il n'y a pas si longtemps ils étaient cinq... Depuis la chute d'Enron et de l'auditeur Arthur Andersen, fin 2001, ils ne sont plus que quatre. Les «Big Four» sont les 4 multinationales qui ont le monopole de l'audit. Elles contrôlent les comptabilités de toutes les multinationales, trusts, banques importantes de la planète. Ce sont les plus grosses compagnies d'avocats d'affaires internationales. Elles collaborent avec les gouvernements. Elles font dans le conseil, la gestion de patrimoine, l'optimisation fiscale, les audits, le nettoyage de bilans, l'arbitrage. Les solutions à la crise passent par une remise en cause de ces organismes de contrôle. Il est inimaginable de laisser perdurer un système où le contrôleur est payé par le contrôlé. Un môme de maternelle le comprendrait. Quand Enron a sauté, Arthur Andersen a suivi. Personne ne pouvait l'imaginer. On vient de subir 50, 100 affaires Enron. Et les «Big Four» continuent à gérer la crise... avec l'argent des Etats.

BibliObs. – Vous proposez une métaphore originale : un parallèle entre l'argent invisible de la finance internationale et la matière noire en astronomie...


DR
D. Robert. – Je ne suis pas sûr que ce soit très original... La notion de matière noire est fascinante. Son inventeur est un astrophysicien suisse Fritz Zwicky. Dans les années 1930, il expliquait que l'univers était constitué à 95% d'une antimatière ayant une densité. On explique aujourd'hui les trajectoires stellaires grâce à cette antimatière. De la même façon on ne peut pas comprendre le fonctionnement de l'économie si on ne prend pas en compte la matière noire de l'univers financier. Depuis une trentaine d'années, la criminalisation de la finance s'est développée. Y compris pour des raisons structurelles. L'informatique a décuplé les possibilités de fraude, de dissimulation. Mi-octobre 2008, François Fillon déclarait à l'Assemblée nationale : «Des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister. Leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international.» La crise financière internationale actuelle rend cette matière noire plus... visible.

BibliObs. – L'informatique a-t-elle sécurisé les échanges financiers ?

D. Robert. – Bien sûr. Elle représente aussi un piège formidable pour les fraudeurs pour une raison que j'ai compris en enquêtant sur Clearstream. Il y a toujours des traces en informatique. Même les dissimulations ou les écrasements de fichiers laissent des traces. Mettez ce que vous venez de taper et enregistrer dans la poubelle de votre ordinateur. Videz la corbeille. Un informaticien sera capable de le reconstituer. Imaginez que ce soit un virement de vingt millions de dollars vers une banque des Fidji...

BibliObs. – Vous allez vous retrouver le 21 septembre prochain avec un ex-Premier ministre, Dominique de Villepin, et l'ex-dirigeant d'EADS, Jean-Louis Gergorin, au centre d'un procès qui va être très médiatisé.

D. Robert. – C'est un procès fourre-tout, le procès d'une époque. Celle des officines et des manipulations d'Etat. C'est un procès règlement de comptes qui peut aussi devenir le procès de l'appareil judiciaire, voire du journalisme. Il va durer un mois à raison de trois ou quatre après-midi par semaine. Ce sera comme un grand spectacle. C'est une pièce de théâtre. Assimilable à une comédie plus qu'à une tragédie. Il y a une salle, la première chambre civile du TGI de Paris, des acteurs, des critiques, un public... Si tout va bien, on aura droit à quelques envolées et à quelques coups de théâtre. La différence avec le théâtre c'est qu'à la fin il y a un verdict. Il y a 41 parties civiles constituées à ce jour. Ça signifie qu'une soixantaine d'avocats au moins vont jouer des manches.

BibliObs. – Que voulez-vous dire?

D. Robert. – Les magistrats qui vont nous juger soldent les comptes d'une situation viciée où la justice et ses acteurs ont été instrumentalisés à des fins politiques. La présence de Dominique de Villepin et sa guerre avec Nicolas Sarkozy sont déterminantes. Sans eux, il n'y aurait pas eu de procès. En tout cas, pas de cette nature.

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Re: intervista robert denis

Messaggioda sandropascucci » 3 set 2009, 13:58

sinserament.. l'è tiut molt interesé..

oui oui.. chisà che cazz signifik ma l'è molt interesé

merci bocu
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Alessandro Bono

Re: intervista robert denis

Messaggioda Alessandro Bono » 3 set 2009, 13:59

Ehm....forse sarebbe meglio mettere l'articolo nella sezione traduzioni....

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sergioloy

Re: intervista robert denis

Messaggioda sergioloy » 3 set 2009, 15:07

ragazzi ma ormai siamo cittadini del mondo, cos'è questo provincialismo?
e non è che è tutto parquet, moquette e biberon. ettagazz

comunque si, c'avete ragione, appena posso la traduco.

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Re: intervista robert denis

Messaggioda sandropascucci » 3 set 2009, 15:12

sergioloy ha scritto:ragazzi ma ormai siamo cittadini del mondo, cos'è questo provincialismo?
e non è che è tutto parquet, moquette e biberon. ettagazz

comunque si, c'avete ragione, appena posso la traduco.


secondo te è essere provinciali parlare 8 lingue tranne il francese?
di certo non è il mio caso ma non ci hai neppure pensato, vero?

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sergioloy

Re: intervista robert denis

Messaggioda sergioloy » 3 set 2009, 16:24

eccome se son snob, e me ne vanto anche. io se vado fuori non faccio
la figura dell'italiota ignorante, quello che fa l'alberto sordi di turno, ma per favore!

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Re: intervista robert denis

Messaggioda sandropascucci » 4 set 2009, 13:23

sergioloy ha scritto:eccome se son snob, e me ne vanto anche. io se vado fuori non faccio
la figura dell'italiota ignorante, quello che fa l'alberto sordi di turno, ma per favore!


ma guarda caso se c'è un attore ch all'estero conoscono è proprio alberto sordi

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sergioloy

Re: intervista robert denis

Messaggioda sergioloy » 6 set 2009, 13:24

sandro stavo prendendo in giro proprio quel tipo di snob la, è che sto internet non rende le espressioni, va bè,
magari tu stavi al gioco e per via di internet non si capisce. tantè, parlando di cose più importanti
questa è la traduzione più o meno.



Denis Robert: «Clearstream 2 sarà il processo di un’epoca»
A un mese dall’apertura del processo Clearstream 2, dove comparirà per «occultamente d’abuso d’ufficio», Robert Denis pubblica un nuovo romanzo che presenta qua (DUNK, il 3 settembre presso Julliard) e risponde alle nostre domande. Sulle cause della crisi e il suo ruolo nell’affare Clearstream, ma anche sui criminali finanziari, che questo giornalista osserva da circa 10 anni, e i loro paradisi fiascali.

Sin dall’inizio della crisi finanziaria, assistiamo ad un dilagare di dichiarazioni di guerra ai paradisi fiscali. Cosa ne pensa?

Tutti parlano di “trasparenza”. I paradisi fiscali sono effettivamente il nucleo del ciclone. Governatori e banchieri, cercano delle parate per uscire dalle “liste nere” dell’OCDE. Ci sarebbe molto da dire sui criteri e la qualità di queste liste.

Per esempio?

Non sono abbastanza radicali. Son fatte sulla pressione degli Stati. I criteri di selezione son discutibili. Le informazioni fornite sui paradisi fiscali restano fiacche e poco verificabili. Tutto è stato fatto in fretta. Ma è un inizio. E vediamo bene che contrariamente a ciò che ci fanno credere – ricordatevi di Jospin che diede le sue dimissioni in faccia ai poteri economici – i politici possono avere un reale potere quando sono messi alle strette. L’abbiamo visto con Obama che ha spinto UBS a togliere una parte del suo segreto bancario. E ad un grado minore con Nicolas Sarkozy che ha portato Jean-Claude Junker a trovare un accordo di divulgazione con il Lussemburgo. È ancora una fase embrionale tenuto conto dell’ampiezza del danno. E se l’opinione e i media non mantengono una pressione, la questione si spegne nuovamente.

E cosa vi è sembrato l’ultimo G20?

Gli annunci del G20 sono evidentemente senza rapporto con la realtà dei mercati finanziari. Entra in un semplice cantone svedese una quantità di denaro due volte più grande dei quattro paesi – Costa Rica, Uruguay, Malesia e Filippine – citati dai vertici come i paesi più “neri” del pianeta! Solo gli annunci del G20 passano, anche se son criticati. Fanno parte del chiacchiericcio. Siamo in situazione di crisi. I rischi di blocco e rigurgito [bo, dovrebbe essere tipo di gente che si caga il cazzo] esistono. I politici temono il caos sociale. Non la smettono di costruire messaggi ad hoc e la strategia per farli passare. On joue la montre et l'isolement des différents lieux où des luttes pourraient dégénérer. On en revient à la maîtrise de la communication. [non so tradurlo bene, il senso è che si sta rimandando la soluzione e le lotte nei luoghi più dimenticati potrebbero degenerare]

Secondo voi siamo stiamo arrivando all’insurrezione?

La crisi finanziaria internazionale ha travolto e sta ancora travolgendo le persone nel caos. I salariati licenziati a colpi di cento, di mille, ci sono. Gli studenti che hanno fatto scioperi quaest’anno non tarderanno. Questi qui sono coloro che ingrossano i ranghi di Don Quichotte, è evidente. Arrivare alla fine del mese diventa sempre più difficile per sempre più persone. Si tratta di un’evidenza statistica. Un’altra evidenza è che non siamo mai stati così vicini ad un raduno tra le differenti vittime dei derivati del capitalismo finanziario. Le manifestazioni in privamera lo hanno dimostrato: anche i sindacati hanno paura. La gente, per quanto triste, messa alle strette, resta lucida. L’insurrezione è un’idea romantica sulla carta…

Dal 1996, data alla quale avete riunito dei giudici europei attorno a “L’appello di Ginevra” contro i paradisi fiscali, mettete in guardia contro la circolazione di questo denaro invisibile. Pensate che la crisi vi dia ragione?

Non ne gioisco. Una crisi legata alla criminalità finanziaria era inevitabile. Siamo in tanti ad aver provato ad allertare i politici a questo proposito. Bernard Bertossa, Edmondo Bruti Liberati, Gherardo Colombo, Benoît Dejemeppe, Baltasar Garzon Real, Carlos Jimenez Villarejo et Renaud Van Ruymbeke non sono degli sprovveduti ne degli utopisti. Sono magistrati anticorruzione che, per quest’appello, hanno richiesto la creazione di uno spazio giudiziario europeo per lottare contro le appropriazioni indebite finanziarie.

Come spiegate che queste misure siano tanto difficili da mettere in pratica?

C’è un problema di informazione. Più il pubblico sarà informato su ciò che possiamo chiamare «i canali dell’argento invisibile», più si farà pressione sui e politici e dunque sui banchieri. I politici da tanti anni hanno lasciato che i banchieri si autocontrollassero. Posi la questione nel 2002 a Jean-Claude Trichet, allora governatore della Banca di Francia riguardo il controllo esercitato sulle filiali di banche francesi a Vanuatu o alle Caiman. Mi basavo sulle liste dei conti di Clearstream, gli avevo consegnato dei documenti precisi. [fatti precisi] Rispose che quelle filiali di banche francesi dipendevano dalle autorità giudiziarie dei paesi in questione. Il patron della COB confermò. L’ipocrisia del sistema è riassunto in queste risposte. Oggi non possono più passare. Dunque, la situazione si evolve positivamente. La crisi finanziaria internazionale fa si che i cittadini si sentano in diritto di chiedere risposte [chiedere il conto] a coloro che hanno approfittato di un sistema e causato catastrofi finanziarie ed umane per milioni di individui.

Che cosa potrebbe cambiare, concretamente?

Per esempio il ruolo delle camere di compensazione internazionali all’interno dei mercati finanziari. Peraltro Barack Obama è in procinto di creare una camera di compensazione internazionale per le banche americane che vada a fare concorrenza alle due camere di compensazione europee esistenti: Clearstream e Euroclear. Queste due multinazionali hanno il monopolio del mercato obbligazionario. Son presenti su tutto il pianeta e in tutti i paradisi fiscali. Vedono passare ogni anno circa 150 trilioni di euro (150 000 000 000 000 000 000 €). Controllare i flussi di danaro di questi mostri finanziari permette d’avere un controllo sull’evasione fiscale.

Chi potrebbe lanciare una tale iniziativa in Europa?

Il parlamento europeo cominciando a votare per una commissione d’inchiesta.

Detto così, sembra semplice…

Mi ricordo dell’osservazione fatta da un responsabile dell’Olaf (Organismo di lotta anti frode legata alla Commissione di Bruxelles), Sylvain Lecou che noi intervistammo nel 1997 per «Journal intime des affaires en cours» : «Il vostro appello è una bella idea sulla carta ma in pratica è impossibile. Ci dovrebbe far contattare le cancellerie di ciascun paese,» Sulle questioni giudiziarie, i politici – anche i più europeisti – sono sovranisti. Restano attaccati a quest’idea che la giustizia debba essere un problema nazionale. La crisi finanziaria potrebbe sbloccare questa situazione. Il crimine finanziario è senza frontiere. Più vi sono regole che proteggono gli Stati, più vi sono delle frontiere, più il crimine finanziario prospera. Più gli stati adottano delle regole comuni, più ostentano una forte volontà politica di lotta contro il crimine finanziario, meno esso prospera…

Pensate che vi sia una linea diretta tra la crisi e la criminalità finanziaria?

I Subprimes, i quali si dice che siano all’origine della crisi sono – in partenza – un crimine finanziario. Il libro di Richard Bitter «Confessions of a Subprime Lender: An Insider's Tale of Greed, Fraud, and Ignorance» è diventato un best-seller negli Stati Uniti all’inizio dell’anno. È la testimonianza di un prestatore pentito. Racconta dall’interno come prestava il denaro senza preoccuparsi di sapere se il cliente poteva rimborsarlo. Il suo lavoro, come Madoff, consisteva nel far pagare agli altri il prodotto di un furto.

Come, un furto?

Alcune banche fanno passare per un servizio (prendere il vostro denaro e trasformalo in conto bancario…) ciò che dovrebbe essere un dovere. Queste banche hanno inventato un business: il commercio del nostro denaro. Funziona su promesse e sulla gestione del tempo. Si tratta di un universo troppo complesso se lo si prende a piccoli pezzi, ma semplice da comprendere se facciamo un passo indietro. I banchieri vendono delle promesse di rimborso a catena. Quelle che chiamiamo obbligazioni, warrant o hedge funds, cela participe du même esprit de spéculation. Più i banchieri vendono, più si arricchiscono. Mettono in piazza un casinò virtuale dove sono gli unici giocatori a non perdere. Nella misura in cui i sistemi di controllo non funzionano più, dove il liberismo si è lasciato viziare dal baro, il gioco si è corrotto. I subprimes ne sono l’ultima prova visibile. Sono stati smerciati titoli tossici ai più poveri. Richard Bitter, il prestatore pentito, spiega come tutti sapevano, nell’ambiente bancario, a che punto il suo lavoro era in partenza illegale. Ma vista l’ampiezza del fenomeno e l’assenza di contropotere, la vendita di titoli, i quali si sa che non sarebbero stati rimborsati, è diventata legale.

Dov’è il furto?

I più poveri all’inizio della catena son stati derubati. Le loro case son state rubate. Ma come ciascuno – ciascun prestatore o ciascun capo – aveva una visione circoscritta della sua storia appena i loro bidone [immagino in senso dispregiativo] sistemava la gerarchia, il furto è continuato e ha preso quest’ampiezza catastrofica. I borsicoteurs sono stati in seguito derubati. Poi i contribuenti e in definitiva gli Stati che hanno rimpinguato le casse delle banche.

Peraltro le banche sembrano uscirne, no?

È possibile che si stia uscendo dalla crisi. Non è sicuro. Vediamo oggi un doppio movimento. Dapprima, gli Stati, che pagano a caro prezzo gli errori dei banchieri. In seguito, questi stessi banchieri che giocano a creare cartelli sempre più grossi. In Francia, vediamo BNP rilevare Fortis o le Caisses d'Epargne unirsi alle Banques Populaires. In Europa e negli Stati Uniti è la stessa cosa. Masse finanziarie immense sono sempre in meno mani. Chi ci dice che queste concentrazioni, questo gigantismo, siano la migliore risposta alla crisi?

Ma i banchieri sono la sola causa?

Hanno saputo utilizzare e corrompere negli anni tutta una serie di attori rispettati. Le agenzie di credit rating, gli auditor, i funzionari delle corte dei conti hanno chiuso gli occhi. I politici anche. Quest’accumulo di rinunce ha prodotto gli effetti visibili oggi. Il problema è politico prima di essere giudiziario. I subprimes sono il sintomo di un male endemico che cova da lungo tempo. È stata necessaria una catastrofe per aprire un po’ gli occhi. I vantaggi acquisiti dai criminali finanziari e i loro complici poi i complici dei complici son tali che è veramente difficile cambiare le regole del gioco.

Che opinione avete sulle «Big Four» ?

Erano cinque non molto tempo fa… Dalla caduta di Enron e del consulente Arhur Andersen, alla fine del 2001, sono quattro. Le Big Four son le quattro multinazionali che hanno il monopolio della consulenza. Controllano le contabilità di tutte le importanti multinazionali, cartelli e banche del pianeta. Son le più grosse compagnie di avvocati che si occupano di affari internazionali. Collaborano coi governi. Sono all’interno del consiglio, della gestione del patrimonio, dell’ottimizzazione fiscale, delle consulenze, la revisione del bilancio, dell’arbitraggio. Le soluzioni alla crisi passano attraverso una rimessa in questione di quest’organismo di controllo. È inimmaginabile lasciar continuare un sistema in cui il controllore è pagato dal controllato. Anche un bambino lo capirebbe. Quando Enron è fallita, Arhur Andersen l’ha seguita. Nessuno poteva immaginarlo. Stiamo arrivando ad avere 50, 100 casi come Enron. E le Big Four continuano a gestire la crisi.. con i soldi degli Stati.

Voi proponete una metafora originale: un parallelo tra il denaro invisibile della finanza internazionale e la materia oscura in astronomia…

Non son sicuro che sia così originale…La nozione di materia oscura è affascinante. Il suo inventore è un astrofisico svizzero Fritz Zwicky. Negli anni 30, ha spiegato che l’universo è costituito da un 95% di antimateria densa. Spieghiamo oggi le traiettorie stellari grazie a questa antimateria. Allo stesso modo non si può comprendere il funzionamento dell’economia se non prendiamo in considerazione la materia oscura dell’universo finanziario. Da una trentina d’anni, la criminalizzazione della finanza si è sviluppata. Y compris come ragioni strutturali. L’informatica ha decuplicato la possibilità di frode, di dissimulazione. A metà ottobre 2008, Francois Fillon dichiarava all’Assemblea Nazionale: «Dei buchi neri come i centri offshore non devono più esistere. La loro scomparsa deve preludere ad una rifondazione del sistema finanziario» La crisi finanziaria internazionale attuale rende questa materia oscura più…visibile.

L’informatica ha reso sicuri gli scambi finanziari?

Sicuro. Rappresenta una trappola formidabile per i criminali per una ragione che ho compreso nell’inchiesta Clearstream. Vi sono sempre tracce in informatica. Anche gli occultamenti e le distruzioni degli schedari lasciano tracce. Mettete ciò che volete eliminare e cancellare nel cestino del vostro computer. Vedete il cestino. Un informatico sarà capace di recuperali. Immaginate che sia un versamento di venti milioni di dollari verso una banca delle Fidji…

Vi ritroverete il 21 settembre prossimo con un ex primo ministro, Dominique de Villepin, e l’ex dirigente dell’EADS, Jean-Louis Gergorin al centro di un processo che verrà trasmesso.

Sarà un processo totale, il processo di un epoca. Quella delle magagne e manipolazioni di Stato. Si tratta di un regolamento di conti che può diventare anche il processo dell’apparato giudiziario, anzi del giornalismo. Durerà un mese con tre o quattro pomeriggi a settimana. Sarà come un grande spettacolo. Un opera teatrale. Assimilabile più a una commedia che una tragedia. Vi è una sala, la prima camera civile del TGI di Parigi, gli attori, la critica, un pubblico… Se tutto va bene, avremo diritto a qualche volo e qualche colpo di scena. La differenza col teatro è che alla fine ci sarà un verdetto. Vi sono 41 parti civili costituite sino ad ora. Ciò significa che una sessantina di avvocati almeno vorranno giocare la propria partita.

Che volete dire?

I magistrati che andranno a giudicarci saldano i conti di una situazione viziata dove la giustizia e i suoi attori sono stati strumentalizzati per fini politici. La presenza di Dominique de Villepin e la sua guerra con Nicolas Sarkozy sono determinanti. Senza di essi, non ci sarebbe stato processo. In tutti i casi, non di questa natura.


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